.webp)
La transformation numérique a profondément transformé le secteur financier ces dernières années, entraînant une dépendance accrue aux technologies de l'information (TIC). Cependant, cette évolution s'accompagne de nouveaux défis, notamment les cyberattaques et les risques opérationnels. C'est dans ce contexte que le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act) a vu le jour, visant à renforcer la résilience numérique des entités financières en Europe.
DORA est un règlement européen, adopté en 2022 et entré en vigueur en 2023, qui impose aux entités financières des obligations strictes en matière de résilience numérique. Son objectif ? Assurer la continuité des services financiers essentiels en cas de crises informatiques majeures. Contrairement aux directives, qui laissent une certaine marge d'adaptation aux législations nationales, un règlement s'applique uniformément dans tous les États membres de l'UE, garantissant une harmonisation des règles.
Les Cinq Piliers de DORA
Les obligations imposées par DORA sont conçues pour être proportionnelles à la taille, au profil de risque et aux activités des entités financières. Ainsi, plus une entité est petite ou moins critique, moins ses obligations seront contraignantes. Cependant, chaque entité, qu'elle soit grande ou petite, doit impérativement respecter les principes de base de la gestion des risques TIC et des tests de résilience.
DORA impose également un cadre contractuel strict pour les relations entre les entités financières et leurs prestataires TIC. Ces contrats doivent inclure des clauses sur la continuité des services, la localisation des données, les droits d'audit et la gestion des incidents. Les prestataires critiques, tels que les services cloud, doivent être soumis à des exigences plus sévères pour garantir la résilience de leurs services en cas de crise.
En résumé , bien plus qu’une obligation réglementaire, DORA constitue une opportunité pour les entreprises du secteur financier de renforcer leur sécurité et de s'assurer qu'elles sont prêtes à faire face aux crises futures, tout en garantissant la continuité des services critiques. Pour les acteurs du secteur, le temps est désormais compté : la mise en conformité est effective depuis janvier 2025.