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Après Doclift, Signlift : pourquoi Capsens construit ses propres produits SaaS

TL;DR — Capsens développe depuis 2013 des plateformes fintech sur-mesure pour ses clients. Mais l'agence s'est aussi mise à packager ses propres briques techniques internes en produits SaaS autonomes, accessibles au marché. Premier produit : Doclift, une plateforme de génération de PDF éditables. Deuxième produit : Signlift, une API de signature électronique eIDAS niveau 2, conçue pour les développeurs et les équipes qui veulent intégrer la signature sans monter un projet IT. Deux produits, une même logique : transformer une expertise rare en outil simple et souverain.

D'une agence à un éditeur

Pendant dix ans, Capsens s'est concentrée sur le sur-mesure : 60+ plateformes fintech livrées à des sociétés de gestion, des plateformes de crowdfunding, des banques coopératives. Sur ces projets, certaines briques techniques reviennent en boucle : générer un PDF avec des données dynamiques, faire signer électroniquement un contrat, livrer une attestation horodatée.

Ces briques, on les a construites des dizaines de fois — toujours bien, mais toujours en repartant d'une base technique différente, selon les contraintes du projet client. À un moment, le constat s'impose : autant les packager une fois pour toutes, sous une forme accessible non seulement à nos clients mais à l'ensemble du marché.

C'est cette logique qui a donné naissance à Doclift d'abord, puis à Signlift.

Doclift : la première brique externalisée

Doclift, c'est la plateforme qui répond à un besoin universel : générer des PDF éditables à partir de données dynamiques, sans avoir à coder soi-même un pipeline de templating, de rendu et de versioning. Contrats personnalisés, attestations, conditions générales, factures, fiches d'information clé sur l'investissement (KIIS) pour les plateformes PSFP — Doclift industrialise ce qui était jusque-là un bricolage propre à chaque équipe technique.

Une fois Doclift en production chez nos premiers clients et chez des éditeurs SaaS externes, la suite logique est apparue d'elle-même : un document généré dynamiquement appelle à être signé. Et là, le marché de la signature électronique, malgré sa maturité, laissait un espace évident.

Pourquoi Signlift, alors que DocuSign et YouSign existent déjà

C'est la première question qu'on s'est posée. La réponse tient en trois constats.

Premier constat : sur les projets que nous menions pour nos clients, l'intégration de DocuSign ou de YouSign coûtait disproportionnellement cher en temps de développement par rapport à ce qu'on en faisait — typiquement "envoyer un PDF à signer et recevoir une notification de retour". Les SDK étaient propriétaires, la documentation parfois opaque, le paramétrage chargé d'options non utilisées. Pour 90 % des besoins, on rêvait d'une API plus directe.

Deuxième constat : la souveraineté des données. Faire signer un contrat passe par un prestataire qui héberge ce contrat, parfois aux États-Unis, parfois ailleurs. Pour les clients fintech régulés (PSFP, CIF, banques) que nous accompagnons, un hébergement européen n'est pas un argument marketing — c'est une exigence opérationnelle.

Troisième constat : la tarification. Les acteurs établis ont des grilles complexes, des paliers obscurs, des fonctionnalités gardées dans des plans haut de gamme alors qu'elles devraient être livrées par défaut — typiquement l'audit trail et le certificat de preuve. Pour une équipe qui démarre, ces grilles sont décourageantes.

Avec Signlift, on a voulu retourner ces trois constats en avantages concrets.

Ce qui fait la différence Signlift

Une API qui va à l'essentiel. Pas de SDK propriétaire à intégrer, juste une API REST documentée en OpenAPI, qui marche avec n'importe quel client HTTP. Un développeur passe en production dans la journée. Une sandbox dédiée permet de tester l'intégration end-to-end avant le go-live, sans carte bancaire.

eIDAS niveau 2 par défaut. Signlift délivre une signature électronique avancée au sens du règlement européen eIDAS, avec audit trail immuable et certificat horodaté embarqué dans chaque document signé. Pas d'option, pas de surcoût — c'est la valeur par défaut de toute signature, même sur le plan gratuit.

Une iframe sécurisée. Pour les éditeurs SaaS qui veulent embarquer la signature dans leur propre produit sans sortir leurs utilisateurs du contexte, Signlift expose une iframe avec validation par domaine. Chaque organisation déclare ses domaines autorisés, et aucun tiers ne peut ré-incorporer la signature. C'est exactement ce qu'on aurait voulu trouver chez les concurrents quand on construisait des plateformes fintech pour nos clients.

Des webhooks signés et fiables. Cinq événements en temps réel, payload signé HMAC pour vérifier l'authenticité, retentatives automatiques en cas d'échec de livraison. Pas besoin de polling, pas besoin de débugger des pertes silencieuses.

Une souveraineté assumée. Édition française, équipe française, hébergement européen. Données traitées dans l'Union européenne. Support en français. C'est l'ADN Capsens transposé en produit.

Un freemium honnête. 20 signatures par mois offertes sans carte bancaire, et toutes les briques critiques (audit trail, certificat, webhooks) sont disponibles dès le plan gratuit. Le plan Pro à 29 €/mois couvre 500 signatures avec OTP par SMS, profils graphiques de marque, paraphes automatiques. L'Enterprise est sur devis pour les volumes importants. Pas de bridage sur ce qui compte.

Pour qui c'est pensé

Trois profils sont visés frontalement, sans dilution :

Les développeurs et éditeurs SaaS qui veulent embarquer la signature dans leur propre produit. Ils trouvent dans Signlift exactement ce qu'on aurait voulu trouver chez les concurrents : une API simple, une iframe sûre, une sandbox identique à la prod.

Les équipes opérationnelles (RH, ventes, juridique) qui veulent envoyer un contrat dans la matinée sans monter un projet IT. Workflow en trois écrans, certificat livré par email, support en français.

Les indépendants et TPE (cabinets, agences, artisans, freelances) pour qui les grilles tarifaires des acteurs établis sont disqualifiantes. Plan gratuit pour démarrer, paiement au volume quand l'activité grandit.

Ce que ça dit de Capsens

Cette double trajectoire — agence sur-mesure et éditeur de produits SaaS — n'est pas un changement de cap. C'est la logique d'une équipe technique qui rencontre les mêmes besoins encore et encore, et qui décide de les résoudre une fois pour toutes plutôt que de les rejouer projet par projet.

Pour nos clients existants, ça veut dire qu'on peut leur proposer ces briques — Doclift pour les PDF, Signlift pour la signature — clés en main, sans repartir d'une feuille blanche. Pour le marché plus large, ça veut dire que l'expertise Capsens devient accessible sans contracter une prestation sur-mesure complète : tu utilises l'API Signlift, tu paies au volume, et tu bénéficies du travail d'industrialisation qu'on a fait en interne.

D'autres briques suivront le même chemin. La logique d'un éditeur de produits internes est désormais inscrite dans la roadmap Capsens — au même titre que celle de l'agence sur-mesure.

Conclusion

Signlift est la deuxième brique que Capsens externalise en produit SaaS autonome, après Doclift. Elle répond à un constat précis : les solutions de signature électronique du marché sont matures mais souvent complexes à intégrer, opaques sur leur tarification, et insuffisamment souveraines pour les fintech françaises régulées. Signlift offre une API directe, une iframe sécurisée, une signature eIDAS niveau 2 par défaut, et un freemium honnête — le tout en hébergement européen.

Tu peux créer un compte Signlift gratuit (20 signatures/mois offertes, sans carte bancaire) ou lire la documentation pour évaluer l'intégration côté technique.