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Comment diminuer les risques de fraude à la carte bancaire sur une plateforme fintech 💳

RĂ©duire les risques de fraude Ă  la carte bancaire sur une plateforme fintech 💳

La fraude Ă  la carte bancaire est devenue un sujet incontournable pour les plateformes fintech. Phishing, usurpation d’identitĂ©, montages frauduleux
 les escrocs redoublent d’ingĂ©niositĂ©, en particulier lorsqu’il s’agit de plateformes permettant de stocker et retirer des fonds.La DSP2 a clairement amĂ©liorĂ© la situation en Europe, mais elle ne suffit pas Ă  elle seule. Et c’est lĂ  que les choses deviennent intĂ©ressantes 👀

Pourquoi la DSP2 ne suffit pas à éliminer la fraude ?

L’authentification forte imposĂ©e par la DSP2 (comme le 3D Secure) est une avancĂ©e majeure contre la fraude Ă  la carte bancaire. Pourtant, elle prĂ©sente plusieurs limites.

La DSP2 est relativement rĂ©cente et encore inĂ©galement appliquĂ©e selon les banques et les États.

Elle s’applique uniquement dans l’Union europĂ©enne, ce qui laisse une large zone grise Ă  l’international 🌍

MĂȘme avec une authentification forte, le risque de fraude n’est jamais totalement nul.

Autrement dit, respecter la DSP2 est indispensable, mais insuffisant lorsqu’on opĂšre une plateforme fintech exposĂ©e aux flux financiers.

Exemple concret de fraude malgrĂ© le 3D Secure ⚠

Prenons un cas rĂ©el.Un internaute effectue un paiement de 500 € sur un site marchand qui semble fiable : HTTPS actif, aucune alerte sur Google, et validation via 3DS. Tout est rassurant
 et pourtant.

Le site est en rĂ©alitĂ© un site de phishing. Les coordonnĂ©es de carte bancaire sont rĂ©cupĂ©rĂ©es en temps rĂ©el et utilisĂ©es immĂ©diatement pour effectuer un paiement du mĂȘme montant sur un compte ouvert avec une identitĂ© usurpĂ©e sur une banque en ligne.RĂ©sultat : l’utilisateur perd son argent, malgrĂ© toutes les « bonnes pratiques » apparentes.

👉 Ce scĂ©nario, loin d’ĂȘtre thĂ©orique, a Ă©tĂ© rencontrĂ© chez un client fintech.

Le risque zéro existe-t-il en matiÚre de fraude ?

La rĂ©ponse est simple : non.En informatique, le risque zĂ©ro n’existe pas. De nouvelles failles apparaissent constamment, parfois de maniĂšre spectaculaire. L’objectif n’est donc pas d’éliminer totalement la fraude Ă  la carte bancaire, mais de rĂ©duire drastiquement sa probabilitĂ© et son impact.

Solution n°1 : lutter contre l’usurpation d’identitĂ© avec le KYC vidĂ©o đŸŽ„

Le cƓur du problĂšme rĂ©side souvent dans l’usurpation d’identitĂ©. Des documents volĂ©s circulent facilement en ligne et permettent de contourner des contrĂŽles KYC classiques.

Le KYC vidéo apporte une réponse efficace à ce problÚme. Il permet de vérifier que la personne qui crée le compte correspond bien aux documents fournis, grùce à une comparaison vidéo du visage.

Les contrĂŽles portent notamment sur :

l’authenticitĂ© du document d’identitĂ©

l’absence de modification via des outils de retouche

la cohérence entre le visage et les documents fournis

Cette solution présente toutefois des contraintes :

une Ă©tape supplĂ©mentaire dans le parcours d’inscription

un impact potentiel sur le taux de conversion

un coût par utilisateur vérifié

MalgrĂ© cela, le KYC vidĂ©o s’impose aujourd’hui comme l’un des moyens les plus fiables pour rĂ©duire la fraude liĂ©e Ă  l’identitĂ©.

Solution n°2 : contrĂŽler manuellement certaines demandes de dĂ©bit 🧐

Quel que soit le type de fraude, certains signaux faibles reviennent fréquemment :

Plusieurs crédits par carte bancaire, parfois avec différentes cartes

Un compte rĂ©cemment créé avec peu ou pas d’activitĂ© classique

Une demande de retrait rapide des fonds crédités

Dans ces cas-là, une vérification manuelle des demandes de débit peut considérablement réduire le risque.Un administrateur analyse la demande à partir des informations disponibles : historique des crédits, montants, géographie, signaux transmis par le prestataire de paiement.

Si la procĂ©dure semble suspecte, le compte peut ĂȘtre signalĂ© au prestataire de paiement, qui prendra le relais dans le cadre de la lutte contre la fraude et le blanchiment.

Cette approche a néanmoins ses limites :

elle est chronophage

elle introduit un risque d’erreur humaine

elle rallonge les dĂ©lais de retrait pour l’utilisateur

En conclusion 🧠

Il n’existe pas de solution miracle contre la fraude Ă  la carte bancaire. Les approches les plus efficaces combinent outils techniques, contrĂŽles humains et analyse fine des comportements.Une plateforme fintech perçue comme plus permissive que la moyenne devient rapidement une cible privilĂ©giĂ©e. Anticiper ces risques, c’est protĂ©ger ses utilisateurs
 et sa crĂ©dibilitĂ©.

Chez Capsens, ces problĂ©matiques sont abordĂ©es trĂšs en amont dans la conception des plateformes fintech, car rĂ©duire la fraude, ce n’est pas seulement une question de conformitĂ©, mais aussi de confiance durable entre une plateforme et ses utilisateurs.

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