
Si vous envisagez de lancer une plateforme de financement participatif en France en 2026, vous entendrez parler de trois sigles : PSFP, CIP et IFP. Un seul est encore vraiment d'actualité pour l'equity et le prêt rémunéré. Décryptage.
Pendant presque dix ans, le CIP (Conseiller en Investissements Participatifs) était le régime de référence pour les plateformes proposant des investissements en actions ou en obligations. Ce statut franco-français, créé en 2014, a été abrogé le 10 novembre 2022, date de fin de la période transitoire prévue par le règlement européen 2020/1503.
À cette date, toutes les plateformes CIP qui voulaient poursuivre leur activité ont dû basculer vers le nouveau régime européen : le PSFP.
Important : si vous lisez un article ou une documentation qui présente le CIP comme un régime actif, il est obsolète.
Le PSFP (Prestataire de Services de Financement Participatif) est issu du règlement UE 2020/1503. Il harmonise les règles du financement participatif à l'échelle européenne et remplace le CIP en France.
À qui s'adresse le PSFP ? aux plateformes qui mettent en relation des investisseurs avec des entreprises ayant un projet, pour du prêt rémunéré et/ou de l'investissement en capital (actions, obligations). Le montant maximal par projet est fixé à 5 millions d'euros sur 12 mois glissants.
Avantages :
Inconvénients :
L'IFP (Intermédiaire en Financement Participatif) est le régime français qui subsiste pour les plateformes de don (avec ou sans contrepartie) et les plateformes de prêt à titre gratuit (sans intérêts).
Attention : dès que vous rémunérez les prêts ou proposez de l'equity, vous sortez de l'IFP et vous devez être PSFP.
Avantages :
Règle simple : dès qu'il y a espérance de rendement financier pour l'investisseur, c'est PSFP.
La Commission européenne a ouvert en 2025 la réflexion sur l'évolution du règlement 2020/1503. Sur la table : relèvement du plafond à 8 M€, extension aux SPV et aux titres tokenisés, simplification des obligations pour les plus petits projets. À suivre.